
25 Mar Les Conséquences Familiales de la Traite des Femmes : Entre Violences et Rejet
La traite des personnes constitue une grave violation des droits humains avec des conséquences profondes sur la vie des victimes. Cette pratique criminelle se manifeste sous diverses formes, affectant la dignité et les droits fondamentaux des personnes concernées. Parmi les groupes les plus vulnérables figurent les femmes, qui subissent différentes formes d’exploitation, notamment sexuelle, pouvant entraîner la perte de leur foyer conjugal et la dislocation familiale.
En 2024, la FENADEB a suivi 39 femmes victimes de la traite, exploitées dans les pays du Golfe. Parmi elles, 80 % ont subi une exploitation sexuelle. Cette forme d’exploitation les expose à de graves problèmes de santé, notamment les maladies sexuellement transmissibles et les grossesses non désirées. Ces dernières entraînent souvent un rejet familial, car certaines femmes, une fois rentrées dans leur pays d’origine, sont abandonnées par leur mari, qui refuse d’accepter un enfant issu d’une relation imposée par la violence.
Un cas illustratif est celui d’une jeune femme, mère de trois enfants, qui s’est entendue avec son mari pour vendre leur parcelle familiale à Buterere afin de financer son départ en Arabie Saoudite. Une fois sur place, elle a été victime de viol par son employeur. Lorsqu’elle est tombée enceinte, son employeur l’a renvoyée sans salaire. À son retour à l’aéroport de Bujumbura, son mari a découvert sa grossesse et, pris de colère, l’a abandonnée immédiatement, lui interdisant de rentrer chez eux tant qu’elle n’aurait pas acheté et construit une nouvelle parcelle, comme prévu initialement.
Face à ces situations dramatiques, la FENADEB appelle à l’empathie et à la solidarité de tous envers ces femmes. Cet article vise à éveiller la conscience collective sur les conséquences dévastatrices de la traite des femmes et à sensibiliser la population à être vigilante face à ce fléau. Il est crucial que chacun prenne conscience de cette réalité et contribue, à son niveau, à la prévention et à l’accompagnement des victimes. Leur réintégration sociale nécessite le soutien de leur famille et de la communauté afin qu’elles puissent reconstruire leur vie avec dignité et espoir